2011-12-26

Mon identifiant QR code-barre


Quel oubli! J'ai manqué à la plus élémentaire intelligence et politesse en oubliant de communiquer à mes lecteurs mon QR-code-barre d’identification. Dois-je me faire imprimer des étiquettes autocollantes pour mettre sur mon blouson et sur mes chemises? Ou seulement sur mon écran d'iPhone?
Ceux qui ont un lecteur pourront désormais connaître mon adresse courriel et mon étiquette sociale.
J'espère qu'ils s'identifieront en retour!

2011-12-23

Les twitteurs enragés


Dépendants, obsédés, ils obtiennent des fauteuils réservés dans les grandes salles d'orchestres symphoniques. Cela mousse les retombées médiatiques de ces honorables institutions qui ont peur de passer pour archaïques. A quand les twitteurs dans les fêtes de famille, dans les blocs opératoires des hôpitaux, à la messe, dans les confessionnaux, dans les salles de cinéma et d'interrogatoires de police? Nous avons bien eu des exhibitionnistes avec des webcaméras dans leurs salles de bain. L'effet de mode passera. Le meilleur perdurera.

Tweet musique


L'effet de mode est tellement extrême, qu'il est de bon ton désormais pour les salles de concert de réserver des sièges à ceux qui veulent twitter pendant que l'orchestre joue. Est-ce pour échanger avec d'autres amateurs de musique des commentaires subtils en temps réel? Oui, selon ces twitteurs enragés. Déjà, pour se faire mousser médiatiquement, des orchestres importants avaient lancé la diffusion en ligne en temps réel de leurs concerts. Il faut être obsédé malade de musique pour mordre à l'hameçon et apprécier de telles diffusions techniquement minables. Cela n'empêchaient pas les grands orchestres symphoniques de l'annoncer (et de le faire), pour que les médias parlent davantage d'eux et que les billets se vendent plus facilement. C'était il y a dix ans et on n'en parle même plus. Mais il semble qu'à nouveau cet argument de vente, aussi médiocre soit-il, fasse recette: "Nous vendons des sièges twitteurs!" On prend soin cependant de réserver ces sièges au fond de la salle, pour ne pas exaspérer les voisins de ces pitonneux avec leurs écrans de téléphones intelligents ou leurs iPad. Le ridicule n'a jamais tué. Bien au contraire!
J'aime mieux l'idée de la tweet poésie en ligne - des petites textes de 140 caractères peuvent bousculer nos sens. Ou bien jaser en ligne. Voire jazzer sur le clavier, qu'il soit d'ordinateur ou de piano électronique. Une petite ritournelle qui s'envole avec les oiseaux twitteurs.

2011-12-22

Tweet piano



Pas seulement pour les fêtes. Le tweet piano détend et fait plaisir aussi aux amis. Dans le tweet orchestre, il y a aussi le tweet violon, la tweet flûte, les tweet cymbales. La particularité de la tweet musique, c'est qu'on y trouve aussi toujours une tweet guitare.
C'est quand même plus créatif que de twitter dans les derniers rangs d'une salle d'orchestre en écoutant Händel ou Bach!

2011-12-12

Être de gauche dans le monde virtuel


Considérer le cybermonde comme un univers virtuel sans pesanteur sociologique relève de la plus ingénue aliénation. Il y a dans le monde virtuel autant de luttes de pouvoir, de conflits politiques, économiques, sociaux, culturels, autant de féodalités que dans le monde réel. Le virtuel reflète le réel, comme une superstructure dirait le matérialiste Marx. Le virtuel et le réel entretiennent des rapports dialectiques. On peut être explicitement et activement un homme de gauche dans le monde virtuel. C'est même de la plus grande nécessité pour y poursuivre activement la lutte qui se mène quotidiennement dans le réel. A Cuba aussi, cela devrait être mieux compris par le gouvernement de Raul Castro qui s'est engagé dans des réformes.

2011-11-27

Drogues socialement acceptables



Le cinéma, le cybermonde et les jeux vidéo sont des drogues socialement acceptables. Elles nous aident à nous échapper du réel et nous rendent la vie plus acceptable, parce qu'elles en compensent les frustrations; elles nous donnent des pouvoirs magiques dans d'autres mondes, pouvoirs de voyeurs au cinéma, de sorciers dans le virtuel, de transgresseurs dans les jeux vidéo.

2011-11-26

Philosophie numérique


Peut-on parler d'une "philosophie numérique", ou d'une "cyberphilosophie"? C'est pour le moins un raccourci, comme le veut l'époque de langage rapide que nous privilégions. Car le numérique n'est qu'un code binaire qui permet d'écrire et de diffuser des textes, des images, des sons, etc. Ainsi, on ne parle pas d'une philosophie alphabétique, même si l'alphabet phonétique a permis un degré d'abstraction plus propice à l'élaboration de la pensée philosophique, et si l'imprimé a renforcé la lecture individuelle et développé l'esprit critique.
En revanche, il ne fait pas de doute que le succès de la technologie informatique a donné naissance à l'Âge du numérique, comme la maîtrise du feu à l'Âge du feu. On ne se risquerait pas davantage à évoquer une philosophie en flamme, même si le feu a été identifié à une symbolique de l'esprit ou de la conscience.
Pour autant, une philosophie du numérique s'impose à nous, comme questionnement de nos valeurs anciennes et nouvelles, de notre image du monde ancienne et nouvelle, etc. Cette philosophie, nous tentons de la développer avec la fascination critique que je revendique depuis des années.
Notre époque est passionnante, parmi les plus passionnantes qui se puissent concevoir. Plus que l'époque de la découverte du nouveau monde et que la Renaissance. Non seulement par la puissance des nouveautés auxquelles nous sommes confrontés, mais aussi par la vitesse et l'extension de ces bouleversements. Je regrettais lorsque j'étais adolescent, de n'être pas né contemporain de Van Gogh pour me plonger dans les délices et les affres de la peinture. Mais du point de vue philosophique, le numérique nous bouscule, et je ne pourrais pas rêver de vivre à un moment plus fascinant de notre évolution humaine.

2011-11-25

Convergence entre cinéma et jeux vidéo ?




Le cinéma développe des récits, avec une dimension psychologique et des implications morales. Beaucoup de films jouent sur l'émotion et aimeraient nous faire pleurer. Nous y assistons passivement, sans pouvoir changer l'histoire. Les films sont souvent doloristes et fatalistes, comme le catholicisme et la Bible.
Inversement les jeux vidéo se passent facilement de scénarios.Ils nous proposent plutôt de vaincre les méchants et de gagner. Nous offrant l'interactivité, ils nous invitent à l'action. L'issue dépendra de nous. Ils ne jouent pas dans le registre psychologique, ni dans la mauvaise conscience. Ils roulent les mécaniques. Ludiques, ils nous proposent des moments joyeux. Même lorsque nous perdons, ce n'est pas bien grave. On peut recommencer la partie. Rien de tel dans la vie, ni dans le cinéma.
Le cinéma opère sous le regard de la Bible; les jeux vidéo avec la main de Prométhée. Dans le cinéma, le Diable est présent. Le mal et le bien nous dominent. Les jeux vidéo, au contraire, sont d'inspiration grecque. Nous vainquons les démons. Pas de mauvaise conscience. Le mal est là pour que nous le dominions. Nous tuons les dragons. Nous décidons de notre sort à chaque instant.
On nous parle aujourd'hui de plus en plus de convergence entre le cinéma et les jeux vidéo. Mais il ne s'agit pas seulement d'un défi technologique. Les différences sont beaucoup plus profondes, au niveau de l'imaginaire. La rencontre du Diable et de Prométhée, des deux mythes fondateurs de l'Occident, demeure improbable. Elle serait difficile à maîtriser.Je ne crois pas au film interactif, même avec des téléphones intelligents dans les mains des spectateurs. On explorerait mieux cette voie avec des jeux vidéos de qualité cinématographique (scénario, direction, qualité esthétique, etc.) Mais l'arrimage des mythologies grecque et biblique demeurera problématique. Ce sont les imaginaires qui ne ne convergent pas.

2011-11-24

Néologismes numériques


Qu'est-ce que les socialités?
1 - Une eau colorée sans profondeur qui s'évapore.
2 - Des bulles irisées clic-clac.

2011-11-23

Socialités numériques


Mutation de nos modes de socialisation. Nouveaux comportements suscités par les médias sociaux. Activation d'hyperliens entre citoyens numériques. Nouvelles identités. Pourquoi pas. Mais qu'en est-il de la qualité, de la durée de ces liens numériques. Que valent les "nouvelles amitiés" qui se déclarent sur Facebook par dizaines, par centaines, par milliers, par millions? Quelles valeurs incarnent-elles? Quel sens donnent-elles à la vie? Quelle profondeur, au-delà des clics et des contenus qu'on agrège? N'est-ce pas une illusion d'une grande pauvreté ? Un symptôme criant des solitudes individuelles et anonymes qui coexistent dans les masses sociales des métropoles? Communiquer pour communiquer ne donne pas grand-chose, si ce n'est de nous distraire par rapport aux enjeux sociaux réellement importants. Cette ferveur ingénue pour des socialités qui esquisseraient de nouvelles structures sociales fécondes relève de las pensée magique.
Une pilule de sociabilité qu'on prend quotidiennement et qui crée une dépendance, qui euphorise un instant dans l'activité fébrile des claviers, mais qui ne guérit rien. Encore faut-il qu'elle ne fasse pas de mal. Ce qui est loin d'être le cas, compte tenu des prédateurs qui sévissent et de la vulnérabilité de beaucoup de ceux qui patinent ainsi ingénument sur leurs vies privées.
Alors que sont ces nouvelles socialités, qui mériteraient un tel néologisme? Comment se concrétisent-elles? Que construisent-elles? De nouvelles communautés en ligne? Vraiment? Admettons qu'elles peuvent permettre des rencontres amoureuses sur le web qui atterrissent par la suite heureusement. Et ce n'est pas rien.
De telles socialités, si elles existent, sont assurément complexes. Elles obéissent à des mécanismes subtils; elles ont une relation dialectique avec le réel, ses obscurités, ses tensions et ses contradictions criantes. Nous semblons vouloir leur conférer un tel pouvoir de gestation dans les discours actuels, qu'elles seraient bientôt capables de surmonter les fractures de nos sociétés et de nous faire migrer dans l'harmonie euphorisante du cybermonde, où nous aimons, il est vrai, nous évader pour échapper aux misères d'ici-bas.
Nous sommes encore mal en mesure d'évaluer l'impact positif de ces nouvelles socialités sur la vie privée. Il faut du contenu solide, des objectifs partagés, de l'esprit critique pour que ces socialités débouchent sur une nouvelle conscience humaine partagée. L'eau numérique qui coule partout finit par recouvrir le réel d'une communication dont la vacuité ne donnera pas longtemps le change. Il ne suffit pas d'être branché dans l'apesanteur ou de flotter dans le cyberespace. Il faut aussi que ces socialités activent des valeurs sociales solides, qui aient un impact réel. Si non il serait plus prudent de parler d'un divertissement, certes très absorbant, mais léger.

2011-11-21

facebook-Coca-Cola



Coca-Cola affiche donc son succès: sa page facebook se classe au onzième rang des pages les plus visitées, avec celles des chanteurs les plus populaires et des autres grandes marques comme Starbucks ou Disney.
Coca-Cola se vante d'avoir 29,1 millions d'amis. Ainsi, tout est dit sur la vacuité de facebook et sur la servilité inconsciente de ce genre d'amis qui, sans le moindre esprit critique, s'enrôlent et s'asservissent volontairement dans les stratégies promotionnelles de ces multinationales. Il tombent sans doute dans l'illusion d'être associés à la puissance et à la gloire astrale de ces compagnies de divertissement et de consommation, qui semblent donner sens à leur vie dans le monde supérieur du numérique. Les voilà connectés au vide planétaire du réseau social, branchés au gaz de la boisson célèbre. Il ne faut pas grand-chose pour les euphoriser. Mais il faudra plus pour changer le monde.

2011-11-19

Qu'est-ce que le 3D?


Dans la peinture romane, la troisième dimension était l'ailleurs divin auquel nous appelaient les auréoles dorées des icônes et la lumière bleutée des vitraux. Il s'agissait d'une convention théologico-picturale.
À partir du Quattrocento, c'est par l'invention de la perspective euclidienne, que les artistes expriment la profondeur de l'espace réel ici-bas, qui désormais les intéressait autant que Dieu. On inventa en même temps le réalisme, l'humanisme et le rationalisme. Cette convention optique ou géométrique, tout aussi artificielle que la précédente, est complétée par une tendance progressive au réalisme des visages et des objets, par l'invention des ombres (antérieurement l'ombre n'existait pas dans la peinture, si ce n'est pour évoquer le mal et le diable), par la couleur locale (antérieurement les couleurs répondaient à un strict code religieux symbolique), par la dynamique perceptive des couleurs chaudes (qui rapprochent) et froides (qui éloignent), par le bleuté plus flou des lointains (à cause de "l'épaisseur de l"air", disait Leonard de Vinci).
Aujourd'hui, c'est avec des logiciels que les infographistes construisent les objets synthétiques en trois dimensions. L'image demeure frontale et plate sur l'écran, mais la manipulation par la main de la souris ou de la console - ou sur l'écran tactile directement - suggère une manipulation réaliste dans l'espace écranique. La dynamique 3D est musculaire; le 3D est manuel, ce qui augmente notre impression de réalisme. Comme la perspective euclidienne, ce 3D numérique demeure géométrique et simpliste, si on le compare au cubisme de Juan Gris et Picasso, car il ignore les paramètres psychologiques essentiels de l'expérience: l'intention, la mémoire, le désir ou la peur, l'attente, le projet, comme le souligne la phénoménologie de la perception. Ce 3D est programmatiquement complexe, mais perceptivement pauvre. Les designers recourent donc en outre, comme les peintres de la Renaissance, à des astuces supplémentaires, telles que la dynamique de la lumière et des couleurs, les damiers ou chemins frontaux qui rétrécissent avec l'éloignement, etc. Mais ce 3D qui prétend nous étonner, au-delà de la magie de la manipulation numérique ne fait que tenter d'imiter la réalité ordinaire de nos vies quotidiennes. Il n'y a rien là qu'une tentative banale de réalisme, et même la performance technique ne nous étonnera bientôt plus. Ce 3D se réduira à une utilité d'outil, comme dans les simulateurs de vol pour la formation des pilotes, dans l'enseignement de la chirurgie, dans la modélisation architecturale ou urbaine des professionnels, etc.
Le 3D du numérique réside beaucoup plus dans la lumière bleutée des écrans cathodiques, comme dans celle des vitraux des églises, qui invitent à un ailleurs supérieur, plus réel que l'ici-bas de notre condition humaine, celui du monde virtuel où nous sommes plus puissants, plus heureux, plus connectés, où nous échappons aux limites, frustrations, souffrances du monde réel qui est jugé décevant. Ce 3D est un ailleurs imaginaire, comme celui de la religion, qui nous attire, nous rassure ou nous donne l'illusion d'obtenir des gratifications. Le virtuel est une nouvelle déclinaison numérique de la foi religieuse et de l'idéalisme platonicien.
Dans le cas du 3D numérique, l'interaction avec la réalité d'ici bas est d'ailleurs moins puissante que celle des croyants qui dialoguent avec Dieu, mais elle est souvent plus efficace parce qu'elle nous met en relation avec d'autres personnes que nous pouvons rencontrer réellement.
Toute image est un imaginaire. Notre perception du réel est un hybride de perception visuelle et d'imaginaire. Nous voyons ce que nous recherchons et ne voyons pas ce qui nous est inutile ou indifférent. Ce qui est puissant dans la représentation de la troisième dimension, c'est ce dont nous avons besoin, ce que nous désirons ou dont nous avons peur. C'est, aujourd'hui comme jadis dans la religion, moins une augmentation du réalisme - sauf pour les outils utilitaires - que l'accès à un ailleurs, à un imaginaire, qu'il soit magique, religieux ou numérique.

2011-11-16

Si l'antiquité greco-romaine avait eu l'internet


Nous connaissons bien l'antiquité grecque et romaine. Mais si les Grecs et les Romains avaient eu, il y a deux mille ans et plus, l'internet dont nous disposons aujourd'hui, avec tous les développements numériques sophistiqués que nous inventons chaque jour, nous ne saurions pas grand-chose d'eux. Ce sont leurs sculptures de marbre, leurs mosaïques, leurs objets de cuivre et de bronze, leurs amphores et poteries de terre cuite, leurs céramiques et vases de verre, leurs architectures de brique et de mortier, et même leurs rouleaux et volumen de papyrus, leurs parchemins qui ont permis que la mémoire de leur civilisation soit préservée jusqu'à nous.
L'internet constitue une technologie extraordinairement puissante pour nous donner accès à l'information numérisée, mais cette culture numérique que nous développons fébrilement aujourd'hui sur les réseaux sera sans mémoire si nous ne la conservons pas aussi dans des livres, dans la pierre,dans le marbre, dans une architecture durable - car nous pouvons nous interroger aussi sur l'espérance de vie de nos gratte-ciels d'acier et de verre en comparaison de l'Acropole grecque, du Colisée et des aqueducs de Rome, de l'Arc de Trajan ou de la via Appia.
Rares sont ceux qui prennent conscience de l'amnésie qui guette notre civilisation émergente de l'internet. Le numérique nourrit une culture sans mémoire. Les oeuvres s'y multiplient en s'effaçant comme les vagues sur la plage. Est-ce que nous ne méritons pas mieux?

2011-11-15

code numérique trinaire ou quaternaire


Nous évoluerons à l'avenir du code numérique actuel binaire vers des codes à trois ou quatre positionnements et plus - trinaire, quaternaire, etc. - pour prendre mieux en compte la dynamique complexe de la matière/énergie, mieux la modéliser, mieux l'instrumenter.

2011-11-14

Après le code binaire, quoi?


Le succès spectaculaire du code binaire 1/0 et l'impact généralisé du numérique dans toutes nos activités humaines laisse augurer de multiples développements pour longtemps. Pourtant, rien n'est éternel. Il y a eu un avant: l'invention de l'alphabet phonétique et du caractère mobile d'imprimerie. Et il y aura un après. Il est permis de se demander à quoi nous attendre. La réponse est certes difficile et aventureuse. Mais après cette simplification extrême nous pouvons prévoir une complexification qui réponde mieux à la multiplicité du réel.
Déjà nous assistons à des recherches pour développer un ordinateur quantique. 1 et 0 peuvent être en mouvement, ailleurs et là en même temps, 1 et 0 à la fois. C'est l'aspect dynamique de l'évolution prévisible en rupture avec l'aspect linéaire du code binaire.
D'autre part la découverte de l'ADN a mis en évidence un langage à quatre lettres en génétique: a, c, g, t. Ce modèle de structure, qui semble encore très simpliste par rapport à la vie, nous invite à coup sûr à nous questionner sur ce que pourrait être dans le numérique un code à trois ou quatre lettres. Nous sommes loin de pouvoir le concevoir et cette nouvelle structure, si elle existe un jour, reposera sur une nouvelle maîtrise de l'électricité, voire sur une autre énergie ou une maîtrise plus poussée de la structure atomique de la matière/énergie. Elle nous donnera dans tous les cas une puissance interprétative et instrumentale encore plus grande sur la nature. Elle hybridera sans doute nos modélisations de l'énergie et de la vie, la physique et la bioinformatique.

2011-11-13

McLuhan, l'électricité et le numérique


Certes, McLuhan a eu l'immense mérite de nous faire prendre conscience de l'importance des changements technologiques dans notre évolution humaine. Personne ne l'avait fait avec autant de force et de lucidité avant lui. Beaucoup lui ont reproché d'avoir surévalué le rôle des technologies par rapport à celui des idées et ont dénoncé ce qu'ils ont appelé son antihumanisme. Ce fut bien à tort. Ils n'ont pas compris que la technoscience est au coeur de notre culture et de notre humanisme même. On ne saurait les opposer. Et c'est un fait d'évidence que les technologies changent aujourd'hui beaucoup plus vite que nos idées et déterminent de nouvelles valeurs, de nouveaux comportements.
Pour autant, McLuhan demeure de son temps. Il est un penseur de la civilisation de l'électricité. Il nous aide par l'exemple de son audace à interroger les effets des technologies numériques, mais il ne les a pas connus et c'est une erreur trop répandue que d'appliquer ses aphorismes et ses concepts à l'âge du numérique. Quoiqu'il en ait dit dans "Understanding media", la cybernétique n'est pas une application de l'électricité. Elle est une métaphore de la société de l'information. McLuhan se référait d'ailleurs beaucoup plus à la thermodynamique qu'à la cybernétique dans ses analyses.
Beaucoup confondent l'électronique et l'informatique, ce qui leur permet d'élargir la vision de McLuhan au numérique. Ils oublient que l'électronique réfère à des mécanisme électriques, éventuellement très sophistiqués, mais pas à des algorithmes informatiques.
L'électricité est une énergie. Elle appartient à l'âge du feu, comme la vapeur ou comme le nucléaire.
L'âge du feu, c'est celui de l'énergie. L'âge du numérique, c'est celui de l'information et du codage binaire. Deux interprétations physique et métaphorique, deux instrumentations du monde bien différentes. Deux cosmogonies distinctes. Ceux qui étendent les analyses de McLuhan de l'électricité au numérique créent une grande confusion. C'est pourtant ce que font la plupart des admirateurs de McLuhan.
L'information n'est pas une énergie, mais l'application d'un code, le code binaire à la production et à la diffusion de la connaissance. Elle est une programmation informatique basée sur des algorithmes. Ce n'est pas parce qu'elle recourt à l'énergie électrique qu'elle peut lui être réduite. Ses fondements sont d'une autre nature. L'énergie a un pouvoir de transformation physique de la matière, que nous avons appris à maîtriser et à utiliser universellement. Le code binaire est paradoxalement beaucoup plus puissant que l'énergie, en ce sens qu'il nous donne un pouvoir d'interprétation, d'instrumentation et de modélisation de la nature, ainsi que de nos sociétés humaines. Il a certainement aussi un impact direct sur nos structures cérébrales, dont il renforce spectaculairement le pouvoir de mémorisation, de calcul et de combinatoire. Le numérique est beaucoup plus étroitement lié à notre spécificité humaine de création que l'énergie, qui appartient davantage au règne de la nature.
McLuhan a été le dernier grand penseur de l'âge du feu. Un homme qui a compris magnifiquement les impacts de l'électricité. Mais qui ne pouvait pas penser en son temps les impacts du numérique. Il n'est pas un penseur du numérique et c'est à tort que ses disciples extrapolent ses interprétations de l'électricité au numérique. McLuhan lui-même soulignait que nous avons tendance à mettre les contenus des vieux médias dans les nouveaux. Nous devons plutôt penser les médias numériques de façon inédite avec la même audace que lui a su démontrer par rapport à l'électricité, donc avec de nouvelles intuitions et de nouveaux concepts: ceux des impacts de la généralisation du code binaire

2011-11-12

Against McLuhan's idea of the medium as massage


McLuhan speaking of the nature of media used thermic metaphors, like hot and cold media. He also said that the medium is a massage. Of course a massage gives a feeling of heat, it relaxes you and gives you pleasure, some kind of sweetness or euphoria. And therefore you are ready to pay for this wellbeing. You may even get a daily dependance to it.
We must recognize that McLuhan was very much right. Too much. In fact a massage is a hot manipulation. And that is exactly what many media do. It allows them to promote political ideologies, publicity and therefore consummation. Many of them have hideen interests and strategies. This mass manipulation is getting very powerful and we have to resist to it.
It is not anymore possible to mention this statement of McLuhan without denouncing its perverse effect today. It was a very penetrant idea in its time, then McLuhan introduced us for the first time to such "understanding of the media". l admired him a lot. But nowadays l better say that media should avoid any kind of massage and care much more for thruth, freedom and ethics. McLuhan did not speak much about media's ethics. It has got now the main issue. Some media have this very preoccupation in their fundaments and behaviour. They avoid to depend mainly on the profits of advertising. Others not at all: they are dangerous for our democracies.
l had the opportunity of expressing these ideas last week at the excellent International Conference McLuhan100, Then Now,Next organized by Dominique Scheffel-Dunand, director of The McLuhan Program in Culture and Technology, York university, Toronto.

2011-11-08

e-Gutenberg's triumph



Gutenberg’s triumph
It is often said with a lot of emphasis that digital multimedia let us return to a multisensoriality similar to the one of orality before the invention of printing. It would mean that the Gutenberg’s kingdom, which has been so significant for the Western world, would come now to an end, after only a few centuries. For example l was invited last year in Buenos Aires to an international important conference titled “Gutenberg’s parenthesis”. McLuhan himself made such statements already in 1962 in his book “The Gutenberg Galaxy”.
As a matter of fact we speak nowadays of the end of newspapers and books printed on paper. We look for on line books and newspapers, to bed read on digital screens such as Amazon’s Kindle, IPad and similar readers. And we have to recognize that paper companies encounter a significant crisis. Some people state that we aim to a “no paper civilization”. If this is a true vision, we should question the future of such fundamental ideas of Western modernity as individualism, critical spirit and rationalism, which McLuhan himself has identified as basic effects of the invention of printing”. Such values would be at risk today, threaten by the emergence of the digital age, its extensive technologies of communication, the replacement of the visual and spatial sensibility by a time base focusing on ephemerity, a succession of events, entertainment with consumer and emotional behaviors. Accordingly to this regressive development mass societies would become much more susceptible to media manipulation and finally submitted to a new obscurantism. Such a bad issue is thinkable. But before getting to such a pessimistic conclusion we should reconsider a series of false statements which are extensively prevalent.
First error. In opposition to that is commonly said, the binary code used with digital technologies does not break away from phonetic alphabet. The phonetic alphabet may count with 26 or 30 letters, depending on languages, but his invention meant already a significant rupture from the analogical nature of ideographic writing which changed our evolution. The success of the phonetic alphabet was due to its new nature: it worked as an abstract code, away from any analogical representation or limitation, and therefore with a new instrumental power of combination. The binary digital code has appeared as the simplification of the phonetic code. This reduction to two elements: 1 or 0, on or of, has granted the binary code with a new power based on the speed of electricity and the media convergence. The binary code presents itself as the accomplishment, the logical evolution and result of Gutenberg’s invention of mobile block letters.

Second error. To get it over with Gutenberg, many people underline the commercial success of electronic books. But this success, which has been delayed after many commercial failures, results finally today of a better imitation of our good old paper books. Manufacturers have got aware of the necessity of respecting the ergonomic qualities of the traditional books, which are difficult to transcend or even to reproduce. We speak of low prices, lightness, size, friendly to handle sliding pages, tactile pleasure, even of smelling of ink and paper. We remember this New-Yorker e-books publisher who was shipping to his clients small bags of smelling powder with the disks. Japanese manufacturers have even started to commercialize an electronic book readers which imitate the flexibility of the paper pages when you manipulate it upside down. We have to admit that the success of digital books is due to the better and better electronic imitation of the characteristics of the everlasting paper book.

Third error. Books would be condemned to disappear. Media and books publishers are said to be into a deep crisis. In opposite to that superficial vision we see a fast development of virtual libraries on line, and these libraries are still libraries offering books to read and search. We say also: books are books, are books, whether on a paper or a screen page. Newspapers are still printed newspapers, whether printed on paper or on screen, diffuses on paper or on screens. The nature of the support does not change the mobility of the phonetic writing characters. The Argentinean media philosopher Alejandro Piscitelli, The internet is the printing press of the XXIe century. As a matter of fact, the MIT researchers are proposing cathodic paper and electronic ink. Mixing the text with sound and images with texts does not mean a disappearing of text’s letters or phonetic alphabet, but their extension thanks to the binary code to more domains of sensibility and expression.
The fact that Amazon and other big companies use electronic printing and diffusion and sell books on paper and on line means a great technological progress of mobiles letters and the printing press. It means a great opportunity for the access to more books, including books which are rare, difficult to access, or out of print. Internet is an extraordinary tool giving to paper books a new power of promotion, diffusion, selling, and even writing. We discover spectacular complementarities between paper and screens.


Forth error. In opposition to that is commonly said accordingly this so called era of new orality, we typewrite more texts than ever in the past: emails, blogs, short messages, exchanges on the social media. It may be on computer screens, on mobile screens or many other electronic gadgets. The massive transmission of vocal messages on telephonic networks has become marginal in comparison with the quantity of written data. Vocal interfaces with computers keep exceptionnel. We still use keyboards which replace for our great commodity the old wooden drawers and racks containing and classifying in the XV century up to most recently Gutenberg’s mobile lead letters. The digital keyboard means a significant progress in a friendlier, faster and cleaner electronic manipulation of the characters to be laid on the page.
Not only that. I may also write and program images, sounds and movements and mix them with texts. I can diffuse multimedia contents. Still we have to recognize that we do not create and diffuse an oral content with our larynx. It is only a spectacular extension of printing with a keyboard and/or mouse. We print images, music and movement with the two elements of a binary code.
Fifth error. Web 2.0, chat, on line forums, addiction to social media would bring us back to social rituals and interactivity and integration of former orality, whereas reading books has stimulated individualism. However we should not forget that this networking works on a remote communication, most often in anonymity. Of course the success of multiuser videogames, on line karaoke and other sports or entertainments on line such as the Wii or the Kinect is spectacular. But the integration power of these electronic rituals is still limited, not to be compared with the gestural and visual interactivity and human encounter of former tribal fests. An electronic voodoo is not to appear tomorrow.
The emerging digital age means for sure an anthropological revolution for humanity. But we have to avoid any binary superficial thinking. We are not experiencing the end of the Gutenberg Galaxy. We should not think of a Gutenberg parenthesis in our history, which we would be closing today. On the contrary the digital technologies means a successful new development of the phonetic code into the binary code, of the manipulation of mobile lead block letters into to an electronic more friendly and powerful keyboard” We keep going on with writing and books. A new obscurantism is therefore not a technological fatality which would threaten us.
On the contrary digital technologies allow us to hope for new human progresses.
In opposition to McLuhan’s statement, Gutenberg’s heritage is more evident than ever.
We should honor e-Gutenberg.

2011-11-06

Economie imaginaire


Le numérique a dématérialisé la monnaie et l'économie et transformé les Bourses, comme Wall Street, en tapis de jeu pour le poker spéculatif. L'économie imaginaire l'a emporté sur l'économie réelle, nous exposant à des réveils douloureux. Les investissements dans les entreprises de technologies, services et contenus numériques ont flambé. La nervosité, la volatilité et la fragilité de cette économie imaginaire nous ont exposé à des situations chaotiques.
C'est ce que je soulignais déjà dans "Le choc du numérique" (éditions vlb, 2001).

2011-11-04

TWEETART



TWEET ART, in French TUITART, is an actualization on the web of the former postal art and the New York Correspondence School of Ray Johnson, of rubberstamp art, wall’s graffiti and posters, street’s imaginary signalizations, pills of the Fischer Pharmacy, tags, tattoos, etc. Futurist artists would have enjoyed Twitter‘s immediate power to diffuse images on internet and social media. These meaningful small images, instead of the 140 characters allowed by Twitter, are exploring the topic of philosophical and ethical questioning about today’s art, politics and main social issues. Barcodes, binary codes, codes with 4 letters (acgt) of DNA, financial diagrams are the main icons of the digital age which l explore. A new step in sociological art, with its interrogative aesthetics.
Tweet art is also a way to link again fine arts and digital arts. I work with painting and computing simultaneously. I don’t agree with the binary way of thinking of artists of the fine arts against the digital arts or reciprocally. They have developed an attitude of anathema between themselves. They should admit that there is no progress in art history. A computer piece of art is not more valuable than a painting on canvas because it is digital. Technological progress is not an issue for art, even if art is always linked with technologies. The art spirit is not in the computer nor in the pen, but in the brain and sensibility of the artist himself. Therefore l look myself for what l call “digital fine arts”.

2011-11-03

art postal en ligne


L'art postal des années 1970 a préfiguré les réseaux sociaux d'aujourd'hui. Avec le tweet art et l'art postal en ligne, il est possible de réactiver cette pratique et de lui conférer une beaucoup plus grande efficacité sociale, au-delà du micro-milieu artistique dans lequel nous l'exercions autrefois.

2011-11-02

numérisme et archaïsme


Il est paradoxal que l'imaginaire numérique en appelle à des formes aussi archaïques dans les jeux vidéo et les effets spéciaux de films de science fiction. Le homard avec carapace numérique y est répandu. Limythes de notre imaginaire.

2011-11-01

Du symbolisme au réalisme, puis au NUMÉRISME. Et après?


L'extension cosmogonique du code binaire a remplacé le réalisme que nous avions construit peu à peu depuis la Renaissance italienne par le numérisme, qui constitue la nouvelle métaphore interprétative et instrumentale de l'univers. Le numérisme est lui aussi une construction de l'esprit, comme le réalisme; sa vérité aussi est démontrée par l'expérience quotidienne. Le numérisme est une nouvelle étape de notre relation au monde, manifestement plus englobante et plus efficace que le réalisme, même s'il est intuitivement plus difficile à saisir par nos sens.Le tactile, le visuel, le sonore sont remplacés par des algorithmes.
Le réalisme a été une conquête anthropologique de l'homme sur l'univers. Le numérisme est une nouvelle conquête, dont nous pressentons encore mal les développement, mais dont nous pouvons estimer qu'ils transformeront radicalement notre rapport au monde. Pour autant, le numérisme ne sera pas plus éternel que le symbolisme, ni que le réalisme qui l'ont précédé. Il nous est impossible aujourd'hui de concevoir ce qui lui succédera.

2011-10-31

La boue


Quel est le contraire absolu du numérique? La terre, la boue, celle-d'ici bas, qui pèse vers le bas, qui colle aux semelles, qui est le contraire de l'esprit, mais dans laquelle l'être humain est né et retournera.
Pourtant le numérique numérise aussi toute matière, même la plus triviale, la plus dénuée de toute valeur. Et la terre a pris aussi une majuscule. Elle est notre précieux vaisseau spatial. Le silicium en vient, et tous les métaux rares de nos technologies numériques, même les "terres rares". Même la divergence naît de la terre, ce 2 qui nous conduira ailleurs.

2011-10-27

Code binaire


Qui aurait pu imaginer que notre cosmogonie allait se fonder au XXIe siècle sur l'adoption du code binaire!
Mais attention. La suite dépendra de l'accident ou évènement qui viendra inévitablement le faire diverger, qui introduira un scénario inédit. La divergence, c'est la création.

"Evènement", peinture acrylique sur toile, 1999.

2011-10-26

gamification - ludification


Dans la vraie vie? Ou dans le monde virtuel? La ludification est-elle un nouveau concept anthropologique? Voire métaphysique? La vie comme volonté de jeu dirait le Schopenhauer d'aujourd'hui? Tout un débat, intéressant, mais biaisé à la base. Car il est difficile d'inclure la souffrance, l'exploitation, la violence, l'inégalité dans ce concept global de jeu. Vraiment? La malchance ne fait-elle pas partie de ce sombre tableau et n'est-elle pas au coeur du concept de jeu? De même que la compétition, la triche, la possibilité de gagner ou de perdre? Le capitalisme, l'entreprenariat ne sont-ils pas des jeux?
Ce sont les gagnants qui parlent volontiers de gamification. Les perdants soulignent plutôt la dureté du combat de la vie.
La mode actuelle du jeu vidéo, incluant désormais le "serious game", le jeu éducatif, thérapeutique, de simulation technique, le jeu de la vraie guerre, la spéculation boursière, voire la physique quantique, etc. est devenue un incontournable pour l'anthropologue. Nous voilà plongés dans une cosmogonie ludique, où dieu joue au billard avec les galaxies.

2011-10-25

L'ordination de l'ordinateur


Loin du clavier, dans la vie réelle. En français chrétien: Loin de l'église, ici-bas. En anglais: afk,irl, Away from keyboard,in real life.
Aux yeux de plusieurs, la vie virtuelle cannibalise tellement la vie réelle, que le numérique crée une hybridité entre le réel et le virtuel, une "réalité augmentée" ou une hyperréalité. Lorsqu'on communique par internet, voire même dans la "vraie vie", il faut donc parfois préciser de quoi l'on parle. Faute de quoi il peut y avoir confusion et faux débat. Ici, dans ma forêt des Laurentides, ce genre de distinction va d'évidence. Mais lorsque je suis en ville, dans l'environnement branché, il est significatif que cette précaution s'impose pour échanger des idées, voire commenter des faits. Nous retrouvons les illusions perceptives et les erreurs de la caverne platonicienne. Le numérique est un nouvel avatar de l'idéalisme platonicien. Et il appelle aux mêmes sophismes, aux mêmes dérapages de la pensée, aux mêmes effets pervers qui aboutissent aussi à une sorte de religion, de fondamentalisme numérique, de dépendance et d'aliénation. A l'âge du numérique, nous tendons à célébrer le numérique comme des paroissiens d'église, comme les hommes prièrent le Soleil à l'âge du feu et lui construisirent des temples. La pensée matérialiste demeure toujours un défi, un effort fragile de la pensée, une conquête délicieuse et libératrice, mais ignorée de la plupart des hommes.
L'ordinateur réunit ses initiés comme on ordonne les prêtres dans les églises.
Les clochers d'églises symbolisent la communication que nous croyons établir avec le ciel, avec un dieu. Les coupoles de télévision aussi semblent tournées vers le ciel, mais ne mettent en communication que des hommes ici-bas. De même, le cloud computer ou nuagisme informatique, l'internet et les réseaux numériques n'établissent de liens qu'entre les hommes. La caverne platonicienne n'existe pas. Pas davantage que le ciel des idées pures. Pas davantage que les êtres numériques.Le numérique se transforme sous nos yeux, de notre vivant, en temps réel, dvr, ldc en mythe, qui redécline et actualise le mythe déiste. Lui aussi avec ses bons et ses mauvais effets. Protégeons-nous des prosélytes du numérique. Gardons notre fascination critique.

2011-10-13

Satosphère Montréal

Ce 12 octobre la Satosphère de la Société des arts technologiques de Montréal a fait l’évènement en s'ouvrant au public avec un spectacle performance exceptionnel en première mondiale. Je n'avais encore jamais vu de salle hémisphérique de projection cinématographique technologiquement aussi performante. Avec 18m de diamètre et 15m de hauteur, elle offre la possibilité d'une projection circulaire immersive sans couture en trois dimensions qui met Montréal une fois de plus sur la carte des villes innovantes en cinéma. Il faut saluer le travail de la directrice de la SAT, Monique Savoie, et de Luc Courchesne qui a inspiré ce projet par le travail d'artiste vidéo et en projection hémisphérique qui l'a fait connaître internationalement depuis des années.
La satosphère constitue un outil multimédia exceptionnel qui va attirer à coup sûr de nombreux créateurs de par le monde; et on aimerait y voir aussi Robert Lepage. Le spectacle d'inauguration, intitulé "intérieur", une création de kondition pluriel, animée par Marie-Claude Poulin et Martin Kusch, confrontait une imagerie visuelle très techno à une performance humaine très physique, fragile, désenchantée et émotive. Le spectacle était agrémentée d'une expérience gustative aussi sensuelle qu'inattendue, due au Foodlab de la SAT. Voilà une oeuvre d'art numérique très convaincante.
Et ce n'est qu'un début: on nous annonce déjà Six mil antennas, une autre première mondiale, cette fois de Johnny Ranger.

2011-10-12

Nature numérique


Notre connaissance de la nature est devenue technoscientifique donc numérique; notre conscience aussi. La nature, qui était robuste, plus forte que nous, est devenue fragile. Nous la menaçons. Ce qui est d'autant plus menaçant que nous avons désormais pleinement conscience d'en faire partie, sans échappatoire. Nous développons un nouveau romantisme pour la nature, émotif, inquiet, voire tragique. C'est le paradoxe de la technologie numérique que de nous mettre dans des états émotifs.

2011-10-11

Gutenberg versus McLuhan et Steve Jobs


Pourquoi Marshall McLuhan a-t-il annoncé la fin de l'ère Gutenberg avec un gros livre imprimé (et il a récidivé avec plusieurs autres livres)? Pourquoi Steve Jobs a-t-il décidé d'écrire un livre "pour ses enfants" avant de mourir, alors qu'il avait dénoncé les liseuses, notamment le Kindle d'Amazon.com, en affirmant que bientôt plus personne n'allait lire de livres? Un paradoxe? Une contradiction inconsciente? En fait, le livre s'impose et se diffuse plus que jamais, notamment du fait d'une ergonomie imbattable et d'une sorte de pérennité qu'il semble promettre et garantir beaucoup mieux que les technologies numériques.

2011-10-10

technosentimentality


McLuhan a souligné que les médias sont une nouvelle nature. Nos émotions y palpitent intensément.

2011-09-13

Abolition de l'espace et du temps


hervefischer Hervé Fischer
#tweetart. Les médias changent l'espace-temps des humains. Les tweets sont de petits médias, petites pilules
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140 caractères max. de consommation instantanée, éphémère, anecdotique, intimiste, hypernerveuses sans contenu mémorisable, qui passent et se volatilisent nulle part.

2011-09-12

Les médias changent l'espace-temps des humains


Les médias changent l'espace-temps des humains, les gros comme les petits. Les tweets sont de petits médias, dont le contenu est le plus souvent anecdotique, mais qui changent beaucoup notre sensibilité et nous introduisent dans un espace-temps connectif intimiste hyper nerveux. Comme les points de couleur vive d'une peinture impressionniste dont on ne voit que les fragments. On peut même se demander s'ils n'abolissent pas l'espace et le temps. Illusion? Drogue? Hallucination?
Les gros médias tels que la télévision et les journaux nous replongent dans une vision globale.
Les tweets appartiennent à la pharmacopée des petites pilules.

2011-09-08

changer d'ADN


La nature a créé des milliards de configurations d'ADN différentes. Pourquoi n'en serions-nous pas capables? Mieux: nous le faisons déjà en hybridant des végétaux et des animaux. Nous réparons et manipulons des gènes. Un jour pas si lointain l'homme osera modifier son ADN. A ses risques et périls. Mais il apprendra à le faire bien.

2011-09-05

Le centenaire de la naissance de McLuhan


Conférence au Centro de estudios canadienses de Rosario, Argentine, le 3 août 2011: "McLuhan, le dernier grand penseur de l'âge du feu".

2011-08-31

Tenemos que denunciar el cinismo de Facebook y la ingenuidad de sus usuarios

MARTES 16 DE AGOSTO DE 2011

Hervé Fischer: "Tenemos que denunciar el cinismo de Facebook y la ingenuidad de sus usuarios"
Los grises de la e-administración, los riesgos de perder la privacidad, la fragilidad de la memoria y la necesidad de apostar a una ética planetaria, en esta entrevista con el pensador francocanadiense, que visitó la Argentina. "Para controlar el poder digital necesitaremos una nueva mutación de la especie humana", dijo.
POR Horacio Bilbao - hbilbao@clarin.com / Clarín.com



Facebook es una moda pasajera y es inminente su declinación. Frente al avance irrestricto de la tecnología en nuestras vidas necesitamos de una nueva evolución... Quien habla es Hervé Fischer. Y sus declaraciones son toda una provocación. Un llamado a la reflexión. Incluso aquí, en Buenos Aires, este francocanadiense les enrostró a una veintena de funcionarios locales de Open data y gobierno abierto, que la e-administración no vale nada para los pobres. De allí que algunos lo llamen agitador. Pero sus posiciones son serias. Defiende, por ejemplo, la necesidad de un híperhumanismo, una ética planetaria frente la inercia de la fragmentación y la ruptura del sentido que arrancó con las posmodernidad y que se potenció formalmente a partir de la última revolución tecnológica. Frente al determinismo, antepone la voluntad humana, fundamental para afrontar el cambio de paradigma en el acceso y producción de conocimiento. Artista y filósofo, dueño de un currículum amplísimo, Fischer (París, 1941) ha publicado una veintena de libros entre los que se encuentran Los desafíos del cibermundo, La declinación del imperio de Hollywood y El choque digital. Invitado a participar de un Seminario internacional de periodismo digital en la Universidad Nacional de Rosario y de la Semana Internacional de Gobierno Abierto (Siga2011) que desarrolló en el microcentro porteño la semana pasada, contestó estas preguntas entre viaje y viaje, en su enésima visita a nuestro país.
De manera provocativa, ha dicho que la e-administración no vale nada para los pobres ¿significa esto que la doble administración será necesaria por siempre?

Claro que lo he dicho por provocación. Pensar en una e-administración global, para todos, es un sueño. No se puede pensar hoy de manera realista que una administración digital incluya todos los trámites. Inevitablemente se fragmenta. La idea de totalidad es pura utopía. Por el momento se puede decir que la doble administración tendrá que seguir dos generaciones más, como mínimo. Todavía hoy la mayoría de los ciudadanos no tiene computadora ni acceso a Internet.
Hay temor frente a la creciente cantidad de datos que manejan las empresas, ¿deberíamos tener el mismo miedo frente al las administraciones digitales de los gobiernos?

Me preocupa el poder de la administración misma, que se amplía con lo digital. Hablan demasiado de apertura y open data, con buena intención, pero también para no crear miedo frente al nuevo poder que acaparan. La idea de open data es irrealizable como todos sabemos, e inaceptable al nivel de la protección de la vida privada – un aspecto muy importante de la democracia - , pero se afirma, se revindica como una estrategia de buena apariencia de la administración para que no nos inquietemos.
¿Qué riesgos entraña la contradicción que encarnan millones de personas sumergidas en el consumo y la tecnologización de sus vidas frente a otros tantos millones que, por decisión o por imposibilidad, viven completamente al margen de Internet y sus círculos?

Es mucho más rápida la alfabetización digital que la del alfabeto fonético o la lectura, la cual después de cinco siglos todavía es limitada y deja más de mil millones de seres humanos al margen. La brecha digital va a seguir porque resulta de la brecha económica y política, que es mucho mas larga y profunda. Es algo que lo digital no va a resolver. Pero no se debe denunciar tanto la brecha digital si no la desigualdad entre Norte y Sur, ricos y pobres. Es cierto, lo digital contribuirá a mejorar la situación, pero no podemos caer en el pensamiento mágico.
Curiosamente empresas, algunos gobiernos, incluso la ONU, intentan asimilar el acceso a Internet a un derecho humano cuando ni siquiera pueden cumplir con los Objetivos del Milenio... ¿qué clase de derecho sería ese?

Para mi no es la prioridad. El agua potable, la seguridad física, la educación, la libertad de expresión son más importantes. Una prioridad que no se respeta.
¿Qué seriedad le atribuye usted a teorías como la de Kevin Kelly o a conceptos como technological singularity, que ven la posibilidad de una "evolución biológica de la tecnología"?

Es parte de la utopía tecnocientífica de hoy, del poshumanismo. Si se habla de progreso médico, vale; si se dice que la tecnología es parte de la materia y de la naturaleza, no es nuevo. No debemos oponer naturaleza y tecnología, como en la tradición idealista. Seria estúpido intentar convertirnos en cyborgs o entusiasmarnos con otras pesadillas de este tipo. Tenemos que evitar el integrismo o fundamentalismo digital que se encuentra en los EE.UU. o en Australia. Tenemos que ser razonables, equilibrados. Más humanistas. No deberíamos iniciar una utopía tecnosocial o tecnobiológica al estilo en que los intelectuales iniciaron utopías políticas en el siglo XIX. Hemos visto el resultado. Es infantil esa utopía de la singularidad. Vale solamente para las películas de ciencia ficción.
¿El hecho de delegar varias de nuestras operaciones mentales en una máquina, qué desafíos nos plantea?

Las computadoras calculan, agregan, combinan pero no piensan. Tienen que ser estúpidas y no pensar para dar el resultado que esperamos de ellas. Sin esa disfunción, no sirven. Pero es importante que no deleguemos nuestra inteligencia, sensibilidad y ética a espíritus mágicos. Sean estos la naturaleza divinizada, Dios, o una computadora. Es significativo que hablemos de computer cloud -en el cielo- pero tampoco es bueno entregarse a la nube. Es necesario desarrollar nuestra lucidez, autonomía y poder tecnocientífico, pero controlándolo. Es un debate social muy importante, que encierra una diferencia notable. Dios es fruto de la imaginación humana, lo digital es creación humana, una herramienta poderosa que nos vas ayudar en nuestra evolución. Posiblemente ese poder tecnológico presente tantos riesgos que nos va a obligar a desarrollar una ética planetaria. Sería una paradoja espléndida que el poder y peligro de la tecnología digital nos lleve no solamente a más creatividad, más libertad, sino también a más sentido de responsabilidad y más ética.
¿Qué propone para salvar la oposición desarrollo mental vs. Desarrollo tecnológico?

No veo una oposición. Al revés. El error es pensar que lo tecnológico va reemplazar lo mental. Se complementan muy bien. Lo tecnológico es parte de nuestro nuevo humanismo.
Superficiales, el libro de Nicholas Carr, alerta sobre la posibilidad de que el uso indiscriminado de Internet nos convierta en seres distraídos, más tontos. ¿qué opina?

No lo leeré. Su tesis es una caricatura. Incluso frente al exceso de consumo, entretenimiento y desigualdad, soy optimista.

¿Por qué confiamos en los soportes digitales como reservorio de nuestras memorias?

Es un error confiar en la memoria digital. Lo digital vale por el acceso, por la combinación, el cálculo, pero se vuelve muy frágil y volátil como memoria. Es peligroso perder eventualmente nuestra memoria cultural, administrativa, etc. Necesitamos una doble memoria, de soportes tradicionales y digitales.
La tecnociencia a veces pierde de vista cuestiones éticas en su afán por avanzar y avanzar. ¿Cuáles son los desarrollos (los efectos de estos) que más le preocupan ahora?

Necesitamos una nueva mutación de la especie humana – después de muchas otras en poco tiempo – para ser capaces de controlar el poder digital que creamos de manera tan acelerada. Eso puede venir de un cambio de la estructura biológica de nuestro cerebro, puede venir de compartir más información e ideas entre más personas (inteligencia conectada) o probablemente, de una combinación de ambos aspectos. Si no, encontraremos nuestro propio fracaso. Esa mutación es necesaria, pero soy optimista. La evolución humana procede por adaptación dice Darwin, pero mas aun por divergencias, saltos. Lo he subrayado, y demostrado, varias veces.
¿Las artes visuales están terminadas? Es difícil sorprender, ya está todo hecho, y lo que sorprende, difícilmente sea arte. ¿Eso piensa? ¿Por qué?

Mi ultimo libro, al revés es titulado L’avenir de l’art – El porvenir del arte (vlb, 2010). Hablo del regreso paradójico de la pintura en la edad digital, de la importancia del arte filosófico, critico, sociológico, pero digo también que encontramos un determino ético de la estética. Las artistas digitales, los que pretenden reemplazar los bellas artes, exigen un monopolio ilegítimo. Se mezclan con las industrias del entretenimiento. Pierden el poder crítico del arte. Hablo de la necesitad de reintroducir un diálogo entre bellas artes y artes digitales y de desarrollar «bellas artes digitales».
¿Y la literatura? Usted no daba gran crédito al e-book. Eso parece haber cambiado, ¿cómo lo ve ahora?

Se cree confirmar el fin de la época de Gutenberg citando el éxito comercial de los libros electrónicos, sean de Amazon, de Sony, de Microsoft y tantas otras empresas, o las tabletas electrónicas de tipo iPad. Pero no se debe olvidar que este éxito comercial ha llegado después de muchos fracasos, uno tras el otro, y progresa hoy solamente en la medida que esos nuevos soportes electrónicos imitan más y mejor al buen viejo libro de papel: ergonomía, ligereza, tamaño, manipulación agradable de las páginas que suenan cuando las pasamos, superficie opaca de la pantalla, movimiento curvo... Hasta el olor de la tinta de imprenta se manda en bolsitas por correo tradicional. Eso sin hablar de la reducción espectacular de los precios. Los japoneses acaban de comercializar un soporte de lectura de libros electrónicos que imita hasta la flexibilidad de las paginas cuando se inclina la pantalla en diversos ángulos. Es decir que, paradójicamente, el libro tradicional de papel impreso es un modelo ineludible para cualquier éxito de tal imitación electrónica. Hablo del triunfo de e-Gutenberg a pesar de McLuhan.

Facebook, Google…, entre otros, preanuncian el fin de la vida privada, o al menos parece que harán todo lo posible por no respetarla, ¿qué cambios avizora, cuál será el lugar de la intimidad?

Tenemos que resistir, denunciar el cinismo de Facebook y la ingenuidad de sus usuarios. Es fundamental respectar la vida privada en una democracia: es una conquista que no podemos perder. He escrito muchas veces contra Facebook y anunciado su declinación, que está cada vez más próxima.
¿Es optimista en relación al futuro?

Si el sentido es una voluntad, la ética es una voluntad, la dirección de nuestra evolución es una voluntad. No se lee, se decide. Tenemos que desarrollar más humanismo gracias a mas links. Dos veces hyper, entonces. En este sentido hablo de ética planetaria. Es más importante la ética que la tecnología para nuestro futuro.

2011-07-27

Le simulacre virtuel


Avec le numérique nous sommes affairés à développer un simulacre extensif, diversifié et total de l'univers. Un pansimulacre qui est à la fois interprétatif (cognitif), survalorisé par rapport au réel, instrumental (vrai parce que efficace), infiniment grand, petit, et détaillé, illusionniste (trompe l'oeil), séducteur, excitant, et qui crée une dépendance grandissante. Jusqu'où irons-nous en ce sens?
Plutôt que de migrer sur la Lune ou sur Mars, migrons-nous dans une matrice virtuelle?
Attention à l'abus de mots et de fièvre virtuelle. Ne prenons pas l'outil pour la terre et le bois, le rêve pour la réalité. Le numérique n'est pas un nouveau dieu. Il n'existe pas plus que Dieu. Il est un code binaire. La réalité demeure infiniment plus complexe, obscure ou opaque, résistante à nos désirs et projets que le numérique.

2011-07-26

Vol de tweets-papillons


Les tweets papillonnent, tous pareils, tous différents, avec leurs 140 caractères, butinant d'abonné en abonné. Sommes nous des fleurs digitales?

2011-07-25

Le papillon et son code-barre affiché sur ses ailes



Variantes des nervures et de la disposition des points colorés, qui identifient l'espèce. A l'artiste de jouer aux déclinaisons de couleurs et de lignes, comme la nature. L'informatique permet d'en concevoir et visualiser des séries infinies. Alliée à la génétique, elle ouvre la voie à une déclinaison de la création modifiée génétiquement. Vertige du numérique.

2011-07-24

La nature est-elle numérique?


Les papillons si nettement nervurés, chromatiquement déterminés, symétriques et d'une beauté surprenante, se présentent à nous comme des icônes volantes du numérisme de la nature. Quasiment des codes-barres volants.

2011-07-23

Démocratie numérique


Plusieurs rêvent d'élections électroniques et d'une gouvernance numérique des "netcitizens" - les citoyens numériques que nous ne sommes pas. Le numérique n'est pas une baguette magique lorsqu'il s'agit de politique plutôt que de jeux vidéos.

2011-07-22

L'utopie numérique


Le numérique est-il une utopie sociale, de nature technologique, comme le saint-simonisme, le fouriérisme, le socialisme, le communisme, l'anarchisme ont été des utopies politiques au XIXe siècle? Faut-il n'y voir qu'un mélange d'électronique et de code binaire utile pour la gestion et la communication? Est-ce un nouvel idéalisme? Ou une technique triviale? .
Les paris sont ouverts et j'opte bien sûr pour l'utopie, pour l'imaginaire. Paradoxe des effets prodigieux de puissance d'un simple dispositif 1 ou 0.

2011-07-19

La société de l'écran



Nous sommes passés de la "société du spectacle" dénoncée par Guy Debord à la société de l'écran, son accomplissement. Et cela ne peut pas s'interpréter seulement négativement en critiquant le totalitarisme du simulacre qui nous cannibalise, comme l'a affirmé Jean Baudrillard. Je suis de ceux qui jugent souvent l'écran intéressant, même s'il est convenu et légitime de critiquer la pauvreté fréquente de ses contenus.

2011-07-18